a organisé la Manifestation unitaire le 21 janvier 2012 sur la Commune d' Emagny (25), pour demander la fermeture de l’élevage.
Combactive remercie tous les militants et partenaires pour avoir mené à bien ce projet, au niveau médiatique et autres :
Combactive s'est affiché sur les bus de ville de Besançon : nous remercions Emeric de Kénobi qui a réalisé nos visuels, nous remercions la ville de Besançon pour la campagne de pub, ainsi que la Fondation Bardot pour nous avoir financé.
L’élevage d’Emagny toujours dans l’illégalité… et le fils du propriétaire souhaite ouvrir son propre élevage !
L’Est Républicain du 14 /10/2011 nous apprend que le fils de Mr Eric Raunet, propriétaire de l’élevage d’Emagny, souhaite implanter son propre élevage de visons sur une commune voisine d’Emagny : Moncley. Cette implantation serait située à quelques centaines de mètres de l’élevage existant…une annexe, donc, à l’élevage de « papa » !
La Safer a donné son feu vert à Kevin Raunet, mais Monsieur le Maire de Moncley et ses administrés s’y opposent. L’Est Républicain souligne que, le dossier de Mr Kevin Raunet a trait à un élevage de 400 visons, un seuil soumis à simple déclaration d’installation et non à une déclaration d’autorisation comme l’exige le seuil de 2000, selon la nomenclature carnassiers. Le Maire de Moncley précise dans cet article « sauf que c’est 400 femelles donnant naissance à 4 à 6 petits par an, le seuil sera vite dépassé ». Kevin Raunet suivrait-il les traces de son père ?!
Aux vues de l’illégalité dans laquelle travaille Mr Raunet père, il serait INADMISSIBLE que Mr Raunet fils ait le droit d’implanter son « annexe » et bénéficier des subventions allouées pour l’implantation de jeunes agriculteurs !
Merci aux portes paroles de Combactive (dans l'ombre ou pas!!!!), aux associations partenaires et aux médias.
Merci pour votre participation : les manifestants de la région, et ceux qui ont parcouru des kilomètres, les militants de Combactive et toutes les associations qui nous ont épaulé. Nous remercions les Parisiens qui ont profité des Minibus que nous avons mis en place. Nous remercions Olivier et Manu pour avoir participer à ce transport.
Le fait que le Préfet préfère verser des pénalités, avec l’argent du contribuable, plutôt que de faire usage de ses pouvoirs de police de l’environnement reste une énigme à laquelle chacun peut donc imaginer une explication...
Cette manifestation a permis de mettre à jour les investigations qui avaient déjà été effectuées en amont par d'autres associations, mais une masse énorme de travail est encore nécessaire pour simplement obtenir que le préfet, notamment à travers ses services vétérinaires, fasse appliquer la loi à un « élevage » fonctionnant depuis des années sans autorisation et en toute impunité.
Combactive souhaite que le tribunal ordonne la fermeture pure et simple de cet établissement tant son responsable a profité d’une situation illicite au détriment du bien être des animaux et aux nez et à la barbe de l’administration et de la municipalité.
Article L214-1 du code rural stipule que :
"Tout animal étant un être sensible doit être
placé par son propriétaire
dans des conditions compatibles
avec les impératifs biologiques
de son espèce"
Bien Public du 24.01.12
Franche-Comté : "L'élevage de la honte"
par Sarah George | dijOnscOpe | mar 24 jan 12 | 07:30
Les visons destinés au commerce de la fourrure s'entassent par milliers dans les cages confinées à Emagny, dans le Doubs.
Samedi 21 janvier 2012, plus de 230 personnes ont répondu à l'appel de l'association dijonnaise Combactive et de la Fondation Brigitte Bardot, pour dénoncer ce commerce jugé cruel.
Certains manifestants affichaient leur position en portant du synthétique...
Un vent de révolte et d’indignation soufflait dans les rues, habituellement calmes, de la commune d’Emagny, samedi 21 janvier 2012. Depuis les années 1980, ce village de 600 habitants situé à vingt kilomètres de Besançon (25), accueille un élevage de visons destiné au commerce de la fourrure. Plusieurs recours en justice ont déjà été déposés contre l'entreprise pour diverses raisons mais rien n'y change. Pour dénoncer la "cruauté" et les pollutions" de tels agissements, plus de 230 personnes ont répondu à l'appel de l'association dijonnaise Combactive et de la Fondation Brigitte Bardot.
A l'image des membres de l’association Fourrure Torture qui ont manifesté samedi 14 janvier avenue Montaigne, à Paris, à deux pas de la boutique Dior (Lire ici LeParisien.fr), militants, habitants et ressortissants belges ou suisses ont battu le pavé pour réclamer la fermeture du site franc-comtois et dénoncer le projet de nouvel élevage à Moncley, la commune voisine. Rappelons que 180.000 visons ont été tués en 2010, contre 150.000 en 2009 tandis qu'on dénombrerait une vingtaine d'élevages en France. Plus largement, plus de 65 millions d'animaux seraient tués chaque années pour leur fourrure (Lire ici l'AFP).
Un élevage en complète irrégularité
Sous forme de manteaux, autour d’une capuche ou de gants, la fourrure de vison est régulièrement utilisée dans divers articles de mode. Elle a d’abord connu des heures fastes dans les années 1960-1970, avant de se retrouver malmenée par une campagne de communication dirigée dans les années 1990 par l'association Pour un traitement éthique des animaux (Peta) et certains tops models s’y opposant, préférant être "à poil plutôt qu'en fourrure". Ce qui est loin d'être la position de notre Miss France 2012, décidée à ne jamais se "dénuder pour la cause animale" (Lire ici MetroFrance.com). De fait, il semblerait que la fourrure soit de nouveau en vogue. Or, derrière ces questions de mode, se trouvent des questions éthiques. Car qui dit fourrure, dit en toute logique élevages d’animaux destinés à être tués... pour leur peau.
Pour les membres de l'association dijonnaise Combactive, investie en faveur de la cause animale, et pour son président, Fabien Robert, la position à adopter est claire : rien ne peut justifier l’existence de ces élevages, a fortiori "pour des choses aussi futiles que des manteaux." Et de se demander : "Comment en 2012 de telles pratiques peuvent-elles encore exister ?". Dans le cas de l’élevage d’Emagny, cette question prend d’autant plus son sens que celui-ci est sujet à de nombreuses irrégularités reconnues par la justice. L’éleveur qui détient une autorisation d’exploitation pour 1.000 visons, en aurait déjà détenu près de 10.000 en période haute de reproduction.
Ces dernières années, plusieurs associations de défense de l’environnement, dont la commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères (CPEPESC), ont déposé des recours devant la justice contre l’exploitation du site en raison également de problèmes d’épandage. Rien n’avait été prévu, entraînant une pollution du milieu naturel proche. Depuis, l’éleveur a procédé à une partielle remise aux normes.
Parmi d’autres infractions, figurent aussi les conditions de vie des animaux, entassés dans les cages et auxquels sont donnés à manger des cadavres, et l’occupation de zones non constructibles. "Sur les trois parcelles où est installée l’exploitation, seule une est en zone constructible et donc en règle", remarque Fabien Robert. "Les autres ne permettaient pas l’élevage de visons. Un jugement avait également été rendu à ce sujet et des scellés avaient été posés. La semaine suivante, ils avaient été enlevés...".
"On tue des animaux dans des conditions barbares"
Accompagnée de plusieurs autres associations - Fourrure-Torture, One voice, L214 -, l’association Combactive a donc souhaité organiser une manifestation pour dénoncer le traitement fait aux animaux et pour demander la fermeture de l’exploitation doubiste en irrégularité patente. "Nous irons jusqu’au bout. Nous sommes là pour faire fermer cet élevage de la honte. Nous devons en faire un exemple pour les autres élevages français. Après la manifestation, il y aura d’autres actions en justice", scandait Fabien Robert avant le début de la marche. Un message partagé par la Fondation Brigitte Bardot et des élus locaux d’Europe écologie-Les Verts (EELV), également présents pour l’occasion.
"Pour nous, c’est très important. Nous menons le combat contre la fourrure depuis plusieurs années déjà", note Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot. "Les gens n’ont pas forcément connaissance de ce genre d’élevage, comme ils ne font pas forcément le lien lorsqu’ils achètent un manteau. Or, il faut garder à l’esprit que l’on tue des animaux pour cela, et souvent dans des conditions barbares". Selon lui, une vingtaine d’élevages de visons existerait en France.
L’ensemble des manifestants a été accueilli à midi. Des minibus avaient même été affrétés pour acheminer plusieurs personnes de Paris et une grande campagne de publicité, affichée une semaine auparavant sur les bus de la ville de Besançon, avait permis d’informer plusieurs habitants des alentours qui s’étaient bien déplacés. "C’est assez inédit. Habituellement, il y a surtout des militants", note Fabien Robert. Un relais sur Internet et les réseaux sociaux a également favorisé la participation de personnes venant de toute la France : de Montpellier, Lyon et même de la Suisse et de la Belgique.
La marche a débuté à 13h30. Les manifestants se sont rendus à l’exploitation où ils ont été confrontés à l’éleveur, prévenu de leur visite. Retranché derrière des barrières, celui-ci n’est pas allé à leur encontre et n’a pas souhaité s’exprimer. Elle s’est finalement terminée à 16h30, avec l’envie pour les associations de ne pas en rester là. Après cette action, la préfecture du Doubs se serait d’ailleurs dite prête à bouger suite à une lettre publique qui lui a été adressée par Brigitte Bardot (Lire ici EstRépublicain.fr).
Plus de 200 personnes ont manifesté samedi à Emagny (Doubs) pour demander la fermeture d'un élevage de visons destinés à la fourrure, a indiqué la gendarmerie du Doubs.> La gendarmerie avait comptabilisé 230 personnes en début d'après-midi.
La manifestation était organisée par l'association de défense des animaux Combactive, basée à Dijon, avec le soutien de la Fondation Brigitte Bardot.
"Loin des regards, entre champs et forêt, sur quelques centaines de mètres carrés, plusieurs milliers de visons sont exploités pour leur fourrure", a déploré l'association dans un communiqué, affirmant que les installations n'étaient pas conformes à la législation.
Légende des photos (gauche et bas)
- 1. vue aérienne des bâtiments -
- 2. détail des cages - novembre 2006
- 3. vue d'ensemble d'un bâtiment avec visons - octobre 2006
- 4. trois visons dans une cage - novembre 2006
- 5. détail cage - 12 juin 2008
- 6. bâtiment - 18 février 2010
- 7. cage dégoulinantes - 23 septembre 2010